Fin de ce blog.

Pas de panique, oui oui je continue un blog. Mais il change de nom. Vous avez surement remarqué que j'ai essayé de changer celui-là, qui depuis deux ans avait le fond jaune... Le blanc n'est pas vraiment mieux. On a forcément besoin de passer à autre chose un jour ou l'autre. Mais changer de décor ne suffisait pas, le nom était là et celui-ci date de plus de 3ans maintenant. Et vous le savez surement, je ne suis absolument pas du genre à laisser un hommage à une personne qui ne le mérite plus du tout; encore faut-il qu'elle l'ai mérité un jour. Je tourne une lourde page de ma vie, si on m'avait dit qu'elle aurait rayé nos 15 années d'amitié je vous aurais rit au nez mais il faut bien se rendre à l'évidence. C'est donc avec une grosse rancune accompagnée de déception que je passe à autre chose. Grand bien me fasse ! Enfin on est pas là pour déblatérer sur ma fausse amie qui a osé prétendre être la meilleure pour toujours hein, je vous communique donc la nouvelle adresse; voilà c'est fait et je vous fais part des changements qui, pour ne rien vous cacher, ne seront pas nombreux. Je mettrais + de photos avec moins de textes, comme mon dernier article par exemple. Pas d'inquiétudes, je n'ai pas dit que j'arrêtais d'écrire. Bon d'accord je l'ai souvent dit mais vous me voyez moi me passer de mes grands mots? Donc en résumé, des textes qui ne vont pas se bousculer au portillon, pas plus qu'avant en fait, mais + de photo pour éviter qu'on s'y endorme un peu.
Ah oui, j'allais oublier les deux derniers articles que j'ai fait, vous les retrouverez ici, parce qu'en fait je les aimais bien finalement. Evidemment j'ai copié aussi vos commentaires.
Voilà voilà tout est dit; et puisque je suis une grande rancunière, je rajoute une chose : Moi aussi à mon tour je te renis. Bon vent.

# Posté le lundi 15 octobre 2007 11:31

Modifié le lundi 15 octobre 2007 12:23

Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de voir. Vous savez certainement que voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu...

Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de voir. Vous savez certainement que voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu…



Les enfants sont décidément des énigmes lumineuses. Avec cette insouciance qu'ils possèdent, on pourrait croire qu'ils ne réalisent pas ce qui est pénible ou tragique. En fait, ils ont cette faculté de reléguer tout ce qui n'est pas ludique au plus profond d'eux-mêmes ; dissimuler bien loin le chagrin, le cacher minutieusement, le laisser s'envenimer quelque part où ça finit par faire mal. Les souvenirs douloureux sont bien souvent liés à l'enfance et sont les plus difficiles à oublier.
J'ai l'impression de ne pas avoir évolué depuis une décennie. Ma Maman à moi elle ne m'a pas appris à grandir, je reste une éternelle enfant. Je ne soigne pas mes petites meurtrissures toute seule, elle se charge de tout parce qu'elle aime s'occuper de moi et que j'adore qu'elle me dorlote. Alors j'ai pris de mauvaises habitudes, je suis restée vulnérable, je suis comme les nouveaux-nés qu'il faut manipuler avec précaution. Notre environnement n'est malheureusement pas propice à rester dans une telle bulle ; mes désillusions furent par conséquent terribles. Ma Maman à moi ne m'avait pas préparée à de telles tribulations ; l'apprentissage de la réalité de la vie, parait-il que cela nous forge. Foutaise ! | Miss You Lisou <3 |
Je me réfugie alors depuis une année et demi derrière la seule chose que j'ai su faire depuis toujours, verrouiller ma carapace et y enfouir ma souffrance aussi profond que possible pour qu'elle ne revienne pas trop souvent. Et se voiler la face, faire comme si. Une minute de réflexion, une seconde de lucidité, et on découvre que vivre est épouvantable. Alors, il s'agit de nourrir quelques illusions, afin que l'âme ne se dessèche pas.

Vivre serait donc cela ? Un enchaînement -souffrance-ignorance-malchance-candeur-illusion-perte-catastrophe-affliction-naïveté-?
Pour moi, nous ne "devons" pas vivre, nous vivons c'est tout.
La vie c'est d'abord une variable dans le schéma de l'évolution et de l'amélioration de l'espèce. Mais cette « contrainte naturelle » se double d'une contrainte sociale car nous ne vivons qu'avec d'autres et pour les autres. Notre liberté est donc une liberté "sous astreintes" que chacun s'efforce d'optimiser comme il peut avec son Dieu à lui ;l'argent, le pouvoir, le sexe, le divertissement, l'amour... Et dans l'hypothèse où il existerait un monde post-mortem, vivre serait seulement s'acclimater à la vie pour passer au niveau suivant. Un peu comme un jeu vidéo ; on finit rarement un niveau sans rencontrer nombre d'embûches et individus malsains.
Je suis coriace et persévérante, on n'est pas près de m'afficher un « game over ».
Je réfléchis beaucoup et, sans prétention, pense le faire avec compétence vu la douleur que cela engendre. En philosophie, on vous dirait que réfléchir c'est séparer le vrai du faux pour dépasser le stade de l'opinion ; de mon point de vue, la réflexion s'apparente à la prise de conscience et est comme un couteau qu'on remue la où ça fait mal. Chercher le « pourquoi du comment » est le pire des déchirements que je puisse m'infliger. (Ne pleure pas, serre les dents, mords-toi la langue ; ça saigne ? ça va passer.)
Vous savez, il y a vivre et vivre ; et moi j'ai vécu. Heureusement j'ai trois gardes du corps très compétents, un jour peut-être vous les présenterais-je ; je peux néanmoins vous dire leurs petits noms : Famille, Amitié et Amour sont vraiment très efficaces ; aussi est-ce pour quoi je ne m'en défait plus.


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Et ici se cache bien sur un tout petit merci .

# Posté le dimanche 16 septembre 2007 15:47

Modifié le dimanche 14 octobre 2007 14:30

Tout petit frère grandit beaucoup trop vite.

Tout petit frère grandit beaucoup trop vite.

Ou le seul qui me connaisse de fond en comble.


La personnalité de quelqu'un est tellement complexe à discerner, saisir toute l'originalité et la spécificité de sa manière d'être prend du temps... Aussi précipitons-nous un peu trop les choses. Grâce à notre merveilleux monde virtuel, nous pensons connaitre sur le bout des doigts quelqu'un en quelques mois puis le parcours relationnel est souvent (presque toujours) le même. C'est parti pour une année, voire deux, de grande complicité et plus le temps passe plus l'être adoré vous parait moins prodigieux. Alors ici se séparerons le chemin de deux créatures ayant été si proches qui finiront seulement par se dire bonjour dans les prochains mois venant.
J'ai, peut-être devrais-je dire j'avais, un monde à moi avec des filles où rien n'avait été fabriqué superficiellement. Si 15 années ne suffisent pas à acquérir un minimum alors je n'y comprendrais jamais rien. Mais le temps a un problème. Les sentiments sont tellement forts que l'on croit avoir tout acquis. Alors pourquoi ne pas se délaisser quand on sait que si l'on revient, la porte sera toujours ouverte? Il y a un moment où l'on pense que les efforts sont secondaires et que le naturel suffira bien.
Ma relation fraternelle avec lui a quelque chose d'exceptionnel. Je peux déplaire ou décevoir, pas besoin d'excuses ; il ne fait pas de fixation à ce niveau-là. Et inversement. C'est toute la distinction avec l'amitié. Rien n'est gagné, le moindre faux pas peut tout mettre en pièce. Je suis une fille gauche qui ne sait pas toujours s'y prendre et qui bloque émotionnellement. Je progresse dans mon introspection ; je ne comptais pas parler de ça à l'origine. Je ne recherche pas de liaisons faibles avec des individus qui ne marqueront pas ma vie. Il y a cependant ceux qui, malgré mon caractère abrupt, usent de leur patience pour partager multiples évènements à mes côtés. Et ce sont eux que j'aimerais remercier. Je demande peu d'aide mais ils savent toujours m'en apporter. Je ne peux pas leur répéter incessamment que je les aime ; c'est au dessus de mes moyens. Quand je le fais, ils sont tellement heureux que je finis par le devenir moi aussi. J'aimerais m'adoucir plus souvent. Être moins aigrie et avoir le regard parfois moins noir. Être plus ouverte et montrer suffisamment mes sentiments. Crier que je les aime et ne pas hésiter à leur demander du soutien. A la place, je suis prostrée et craintive. Je peux même donner une image pusillanime et j'en souffre. Il se trame tellement de choses en moi, est-il légitime qu'une femme-enfant réfléchisse autant ? J'aime la réflexion, la lucidité et la considération mais pourquoi seuls en aboutissent des doutes ? Ou sont donc passées mes certitudes ?
J'aimerais que tous autant que vous êtes, vous sachiez ouvrir la porte quand moi je la ferme, parfois même à double tour pour me rassurer quand je flanche. Je prône l'extraversion et ne suis pourtant qu'hostile, instable, lunatique et renfermée. Oui je dresse un navrant tableau de ma personnalité mais telle est la vision que j'ai de moi-même et cela me chagrine. A vrai dire, à l'entendre Lui, je n'ai que l'impression d'être une psychorigide et le vit plutôt mal... J'aimerais être communicative, vraiment, mais je bloque. Comme si je m'interdisais un débordement de sentiments; comme une auto-protection. Comme un pare-feu Internet qu'on finit par enlever parce qu'il restreint trop de choses. J'aimerais ne pas être prisonnière d'un caractère. Ou plutôt qu'on ne finisse pas par me faire penser de telles choses. Je n'ai jamais renié ma personnalité et je ne compte toujours pas le faire. Seulement parfois j'aimerais me rendre la vie simple en acquérant une véritable insouciance, ne pas réfléchir une heure avant de m'endormir sur des sujets auxquels je n'obtiendrais aucune réponse et ne pas m'arracher la gorge en sortant une petite attention particulière à tous ceux qui en mériteraient des tonnes...

# Posté le mercredi 01 août 2007 15:12

Modifié le mercredi 01 août 2007 15:34

Egypte. Source de Bonheur.

Egypte. Source de Bonheur.


Faire un résumé de ces 20jours passés là-bas est fort difficile; tellement de choses me passent par la tête; j'essaie d'y mettre un peu de clarté pour que vous puissiez découvrir rapidement le paradis qui m'a été offert.


Tout m'a fait craquer dans ce pays: temple, obélisque, canyon, mosquée, habitant, petite fille & petits garçons... Qui dit Égypte dit forcément Pyramides et Sphinx à dos de dromadaires mais aussi merveilleux coucher de soleil; à vrai dire le plus beau que j'ai pu voir jusqu'ici. 1h45 de montée pour le Mont Sinaï avec les félicitations du jury; la vue était merveilleuse, la nuit très fraiche (5° pas +). Détour obligatoire par la Mer Rouge à bord d'un bateau pour plonger voir les poissons multicolores, sans oublier les resto au bord de l'eau. Même le fleuve sacré laisse sans voix [Hey, paye ton crocodile !].
Pour ce qui est des rencontres... Le quatuor de choc me manque déjà; ces filles étaient vraiment des bouffées de bonheur qui cassent les rideaux de douche et se pomponnent avant d'aller danser en dévastant la chambre. Là il y a les deux antipodes; l'un se passe d'explications, l'autre en mériterait des tonnes.
Comme un manque de mon petit scarabée, des cousines et de mon inséparable...


Puis j'aimerais dire à tous ceux qui étaient là que d'une façon ou d'une autre ils ont participé à toute la joie qui a pu s'offrir à moi pendant ces trois semaines et qu'ils se sont tellement bien débrouillés qu'ils me manquent affreusement et que je décrocherais la lune si besoin était pour retourner là-bas en leur compagnie.

# Posté le vendredi 27 juillet 2007 08:28

# Quand un rêve inaccessible finit finalement par se dessiner à l'horizon.

J'envie tous ceux qui ont cette polyvalence linguistique que je convoite tant à présent.
7 ans plus tôt, même période, je menais un dur combat contre mes parents pour pouvoir faire Allemand en première langue tellement l'anglais me répugnait. Il y a eu une sacrée évolution puisqu'à présent je ne vois plus que par ces deux langues.
J'ai toujours rêvé d'ailleurs, d'Allemagne (d'Hambourg?), d'être bi-ou tri-lingue. Cette merveilleuse prof qui a su nous donner 4ans parfaits et un voyage là-bas paradisiaque. L'anglais était une autre histoire, j'étais douée mais n'y accordait aucun intérêt; il faut dire que les souvenirs du voyage sont plutôt glacés (pluie, vent, grêle et comment ça pas de douche ce soir?). Il a fallu un déclic, ou plutôt deux. Un évènement a bouleversé mes projets professionnels. Et surtout un an passé salle C102 je vous l'assure transforme bien des choses. J'ai essayé; mais vous ne me contredirez pas la science n'est pas pour moi. J'attends à présent avec impatience les nombreuses heures d'anglais et celles d'allemand où j'espère les zéros ne tomberont plus du ciel par enchantement {Et elle ne voit pas où est le problème}
Je pourrais les entendre parler durant des heures en captant la moitié des mots, ils me fascinent. La fascination s'adresse plus aux sens qu'à l'esprit. Pour moi c'est un peu comme un attrait irrésistible.
Petite je disais à tort et à travers que je ne vivrais pas en France; et qui ne l'a pas dit? Rêve enfantin pour beaucoup, un pour moi qui se concrétise et vous n'imaginez pas à quel point il a cheminé le dernier mois. Je ressens un enthousiasme que je n'avais ressenti avant; à ma portée se trouve mon souhait le plus cher. Quand on donne un sens à ces études, elles paraissent tellement moins rébarbatives... Rêver est une chose qui rassure. Je crois que la vie allait dévorer mon rêve, j'étais partie dans une direction tellement antipode. Ce multilinguisme je l'atteindrai. Non seulement je l'atteindrai mais je l'exploiterai.
J'aurais pu passer à côté.

Je me suis mise à écrire; ça ressemble fort à une introspection et ça n'a rien de personnel. Ce que vous venez de lire est extrait d'un cahier. Pas un journal, seulement un cahier; un amas de feuilles elles-même emplies de lignes elles-même supportant le poids de mes béotiens mots. J'aimerais tellement vous faire partager tous mes écrits, mais je crois qu'il n'y a que moi qui puisse y accorder un semblant d'importance.
Alors je vous épargne les débats philosophiques autour de questions existentielles telles que # Pourquoi la chantilly même après de longues journées au frigo n'est jamais aussi froide que le reste? #
Exemple très léger mais franchement pouvez-vous me dire où se situe l'intérêt de tout ce que vous lisez mois après mois?

# Posté le mardi 19 juin 2007 07:44

Modifié le mardi 19 juin 2007 10:21